ECLAIRAGE NOCTURNE

LA VILLE REDUIT SES PLAGES-HORAIRES



Les arguments en faveur d'une réduction sont légion. L'éclairage nocturne est revu à la baisse à titre expérimental à compter de ce mois de juillet.

 

LES MODALITÉS


 Trois quartiers étaient déjà concernés : Kerudo, Rostevel et Poul Er Vran. A l'exception des axes structurants et des quais de Saint-Goustan, l'expérimentation va être étendue à l'ensemble du territoire.

  • Dans le centre-ville élargi, l'éclairage sera éteint de 1h à 6h en semaine et de 2h à 6h les vendredi et samedi.
  • Dans le quartier de la gare, il sera éteint une demi-heure après le dernier train et allumé une demi-heure avant le premier train.
  • Dans les autres quartiers, l'éclairage sera éteint de 0h à 6h toute la semaine.

 

UNE FACTURE ÉNERGÉTIQUE RÉDUITE

L'éclairage public représente 46 % des consommations électriques de la ville. En le réduisant, la Ville réduit sa facture énergétique. En 2015, il représentait 1 089 770 Kwh, soit une dépense de 155 718 €. Le scénario proposé engendrera une baisse de consommation de 315 000 Kwh correspondant à un gain de 30 000 € annuels. L'économie concernera par ailleurs les frais de maintenance et de renouvellement du matériel.

UNE POLLUTION LUMINEUSE ATTÉNUÉE

La pollution lumineuse est une réalité pointée par la loi Grenelle 1 (voir plus loin). Outre la production de CO2 (109 tonnes/an pour Auray, 1 000 000 tonnes à l'échelle nationale), l'éclairage nocturne impacte ainsi la biodiversité animale. Il affecte la vision nocturne, désynchronise les rythmes biologiques et perturbe la reproduction. L'homme de la même façon peut être victime de troubles du sommeil provoqués par une perturbation de la production de la mélatonine.

De l'expérience des communes ayant franchi le pas, la réduction des plages-horaires de l'éclairage nocturne n'augmente ni le risque d'accidents ni le nombre de délits. 80 % de ceux-ci ont lieu le jour.



Ce que dit la loi Grenelle 1

La loi Grenelle 1 de 2009 fixe les grandes orientations de la France en matière de transport, d'énergie et d'habitat afin de préserver l'environnement et le climat. La lutte contre le changement climatique et la division par quatre des émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2050 est une priorité. Son article 41 stipule ainsi que : « Les émissions de lumière artificielle de nature à présenter des dangers ou à causer un trouble excessif aux personnes, à la faune, à la flore ou aux écosystèmes, entraînant un gaspillage énergétique ou empêchant l'observation du ciel nocturne feront l'objet de mesures de prévention, de suppression ou de limitation ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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