La place de la République et ses abords

 

 

Auray : manège devant l'hôtel de villeAuray : maison à pans de bois rue J.M. BarréAuray : l'hôtel de ville


  • Place de la République : l’îlot des halles.

Des halles médiévales, il ne reste plus rien aujourd’hui. Seul l’emplacement aura été conservé place de La République. Là, les halles auront à plusieurs reprises au cours de l’histoire été détruites puis reconstruites. Les halles actuelles datent de 1999.

C’est en 1742 qu’est émis le souhait de construire l’actuelle mairie à l’est des halles. La maison de ville se tient alors à l'étage des halles et son assemblée s’y trouve à l’étroit. La réception définitive n’aura lieu qu’en 1782. L’architecte Jean Detaille de Kerroyant délaisse matériaux de la région et architecture locale pour un calcaire de Taillebourg (Charentes) et un style purement français.

Au nord-ouest et accolé aux halles, un édifice est construit en 1907. Jusqu’à juin 2006, le tribunal d’instance y occupe le rez-de-chaussée tandis que l’étage loge un petit théâtre à l’italienne servant de salle des fêtes.

Auray : l'église St-Gildas et la place Notre-Dame

  • La rue du Lait.

    La chapelle de la Congrégation, des hommes de l’Immaculée Conception, accueille aujourd'hui l'office de tourisme. Elle date du 17ème siècle. De pieux artisans s'y réunissaient pour prier la vierge. Seule la façade est d’origine.

L’église St Gildas est achevée en 1663. L’architecte Gilles Monsay associe formes médiévales et style baroque. A l’intérieur de l’édifice, se trouvent des éléments mobiliers de valeur : Gisant du Christ du 16ème siècle unique en Bretagne de part son ancienneté et sa polychromie, retable monumental du 17ème siècle, orgues du 18ème siècle, quatre statues des évangélistes (1838) sous le porche ouest.


Auray : la prison du 18ème siècle

 

 

  • Rue du Jeu de Paume
    Achevée en 1788, la prison rue du jeu de paume est alors l’une des plus modernes du département. Elle peut accueillir jusqu'à 90 détenus. Elle sera en service jusqu’en 1897, date à laquelle elle devient propriété de la Ville. Le rez de chaussée encore en état témoigne de la dureté de l’univers carcéral. Deux cellules disciplinaires ou cachots disposent de vastes bat-flancs sur lesquels dormaient les prisonniers.






  • Auray : la chapelle du St-Esprit avec au 1er plan une oeuvre de Y.O. HenryPlace du Four Mollet
    A Auray comme un peu partout en Europe, l’ordre du Saint-Esprit (né à Montpellier au 12ème s.) installe une commanderie du Saint-Esprit. Il s’agit pour l’ordre de soulager les pauvres et les orphelins. Totalement transformé au cours de l'histoire, l’édifice retrouve son aspect originel au cours de la restauration de 1990-94. Les architectes s’y employant distinguent 2 phases de construction : la plus ancienne à l’est (13ème s) correspond au coeur et la plus récente à l’ouest  (14ème s) correspond à la nef. L’architecture de cette nef à cinq travées et à chevet plat est rare en Bretagne. Par contre le porche situé au sud-ouest de la chapelle plus tardif est plus classique dans la région.

Une dernière messe est dite dans la chapelle en 1790. Pendant deux siècles, elle verra défiler militaires, pompiers, élèves et associations. Elle se verra attribuer le nom de “caserne Duguesclin”. Aujourd’hui, la chapelle reçoit des expositions et parfois des spectacles.

 

  • Rue des Fèves
    La plus belle maison en pans de bois conservée à Auray se trouve au n°21 de la rue Alexandre Jardin. Datée de la fin du 16ème, elle offre en pignon : lucarne, fenêtres à meneaux, personnages et animaux fantastiques.

 

 

Auray : la chapelle Ste-HélèneAuray : maison à pans de bois, à l'angle des rues A.Jardin et des FèvesAuray : la chapelle du St-Esprit (détail), au 1er plan oeuvre de Charlot (détail)Auray : le campanile de l'hôtel de ville

 

 (Source "Flâner à Auray, le guide du patrimoine", voir dessus à droite)