Le grand orgue de l’église Saint-Gildas a été construit en 1760 par Humbert Waltrain, puis entièrement reconstruit, au milieu du XIXème siècle, par Jules Heyer, qui a livré un très bel instrument de style romantique allemand. Quelques interventions ont eu lieu au cours du XXème siècle, avant une restauration complète par la maison Beuchet-Debierre en 1979.
L’orgue fait l’objet d’un entretien très attentif de la part de la Manufacture bretonne d’orgues, ce qui lui a permis de se maintenir en bon état de jeu.
En 2008, plusieurs points ont remis en cause la conservation de ce bel orgue :
• Le plan sonore de pédale était entièrement vermoulu. Les vers étant très actifs, le risque de généralisation de l’infestation était patent.
• Les placages des claviers étaient décollés, soulevés, déformés.
Ces opérations de restauration ont été confiées à la Manufacture bretonne d’orgues. Elles ont été réalisées entre octobre et décembre 2009.
Des nouveaux travaux de restauration sont en cours d'études.
| La statue de Saint-Cado avant restauration. Importantes attaques d'insectes xylophages. | La statue de Saint-Cado après restauration | Étude de la couche picturale : vues des sondages et des échelles stratigraphiques |
La statue de Saint-Cado nécessitait une restauration car la couche picturale s’écaillait. La statue en bois était attaquée par des insectes xylophages. Ses mains, très abimées, étaient recouvertes d’un enduit épais. Le décor peint, assez grossier, ne correspondait pas à la qualité de la sculpture et masquait les décors antérieurs sous-jacents. La restauration s’est effectuée en plusieurs temps, dans l’atelier de restauration Arthema :
Ces opérations se sont déroulées de mars à juillet 2009. La statue a été ensuite remise en place et scellée.

Caroline Baconnais et Florence Allain (de gauche à droite sur la photo), les deux restauratrices de l'atelier Gilbert Le Goël.
La face du gisant du Christ
Sous l'impulsion de Diego Mens, Conservateur des Antiquités et Objets d'art du Morbihan, un long travail d'études et de recherches a été effectué. Orchestré par le service Archives et patrimoine de la Ville, en partenariat avec l’atelier de restauration de Gilbert Le Goël basé à Bieuzy-les-Eaux, il a permis de redonner une certaine humanité à la statue du gisant.
Les dommages du salpêtre
L’effigie funéraire, de 2m30 sur 1m, taillée dans le tuffeau, a subi une cure de jouvence pour réparer les dommages du temps et surtout du salpètre. Après plusieurs mois passés dans un bain de dessalinisation par électrolyse, une longue période de séchage, quelques retouches, ce Christ allongé datant du XVIème siècle a retrouvé son nez, ses pieds et surtout une polychromie fidèle à celle des origines : du rouge pour le linceul et le perizonium*, du bleu pour souligner les ombres, du vert pour la couronne d’épines, du noir pour le lit sculpté de feuilles d’acanthe. Les plus observateurs remarqueront l'absence d'un personnage qui devait tenir le linceul et dont il ne reste que les deux mains de pierre. Selon les iconographies, il s'agirait de Saint Nicodème.
*Le périzonium désigne le pagne du Christ
Les Alréens peuvent redécouvrir ce monument contre la façade nord au fond de l'église Saint-Gildas. Cette restauration a coûté près de 75 500 € dont 65 % subventionnés par le Département, la Région. Le Pélerin Magazine a également contribué au financement par un mécénat. L’hebdomadaire a en effet récompensé cette opération de restauration en lui attribuant un prix de 7110 €.